IVIG (Immunodéficiences Primaires)

L’immunoglobuline intraveineuse est une préparation d’anticorps purifiés à partir de dons de plasma provenant d’individus en santé. Elle est indiquée pour le traitement d’entretien des patients atteints d’immunodéficience primaire (IP), y compris l’immunodéficience commune variable, l’agammaglobulinémie liée à l’X et l’immunodéficience combinée sévère. Elle est également indiquée pour le traitement du purpura thrombocytopénique idiopathique (PTI) et pour de nombreuses autres maladies auto-immunes, notamment le syndrome de Guillain-Barré et la maladie de Kawasaki.

Selon de récentes données sur le marché, le Canada se classe au second rang mondial, après les États-Unis, sur le plan de la consommation moyenne d’IgIV (mesurée en kilogrammes par million de personnes), avec des ventes dépassant les 600 millions de dollars en 2016. On s’attend à ce que le taux de croissance annuel composé du marché mondial des IgIV atteigne 5 à 6 % entre 2016 et 2025, le Canada ayant l’un des plus faibles ratios d’autosuffisance en IgIV (c.-à-d. moins de 20 %).

Prévalence :
Les immunodéficiences primaires sont des désordres qui font que le système immunitaire de certaines parties du corps est manquant ou ne fonctionne pas normalement. Pour être considérée comme une immunodéficience primaire, la déficience immunitaire ne doit pas être causée par un élément secondaire (c’est-à-dire ne pas être causée par une autre maladie, une médication ou une exposition environnementale à des toxines). La plupart des immunodéficiences primaires sont des désordres génétiques, dont la majorité est diagnostiquée chez les enfants de moins d’un an, bien que des formes plus légères puissent ne pas être constatées avant l’âge adulte. Bien qu’il existe plus de 100 IP reconnues, la plupart sont très rares. Environ une personne sur 500 aux États-Unis est née avec une immunodéficience primaire. Les déficiences immunitaires peuvent donner lieu à des infections persistantes ou récurrentes, à des désordres auto-inflammatoires, à des tumeurs et à des désordres affectant différents organes. Il n’existe actuellement aucun remède à ces affections ; le traitement est palliatif et consiste à gérer les infections et à stimuler le système immunitaire.

Stade de développement :
L’IgIV est le deuxième produit biopharmaceutique issu de la plateforme Produits thérapeutiques dérivés du plasma dont on prévoit le lancement sur le marché, s’il est approuvé. Faisant actuellement l’objet d’une étude dans le cadre d’un essai clinique pivot ouvert de phase 3 de non-infériorité, multicentre, à deux cohortes et à volet unique, qui porte sur l’innocuité, la tolérabilité, l’efficacité et la pharmacocinétique de notre IgIV purifiée extraite du plasma chez 75 patients atteints de IP, soit 50 adultes (cohorte 1) et 25 enfants (cohorte 2). L’essai clinique de phase 3 de non-infériorité, qui est en cours pour l’IgIV chez les adultes, s’est terminé au cours du premier trimestre de 2018, rencontrant le premier et le second paramètre d’efficacité, l’IgIV de Prometic démontrant des données d’innocuité et d’efficacité comparables aux produits d’IgIV existants sans problème significatif relié à l’innocuité du médicament. L’étude auprès de la cohorte pédiatrique devrait commencer au cours du premier trimestre de 2019.

Le principal paramètre d’efficacité est le taux d’infections bactériennes graves documentées cliniquement, définies comme une pneumonie bactérienne, une bactériémie et une septicémie, une ostéomyélite/arthrite septique, une méningite bactérienne ou un abcès viscéral. La directive de la FDA pour l’industrie à l’égard des études requises pour soutenir la commercialisation de l’IgIV énonce que : « … la démonstration statistique d’un taux d’infection grave par année-personne qui soit inférieur à 1,0 est suffisante pour fournir des preuves substantielles d’efficacité ». Comme aucune infection bactérienne grave documentée n’a été observée pendant le cours de l’étude, l’IgIV 10 % de Prometic a satisfait à cette exigence.

Les paramètres secondaires d’efficacité, notamment les épisodes de fièvre (≥100,4 °F), le nombre de jours d’hospitalisation dus à l’infection, le nombre de jours d’antibiothérapie, le nombre d’infections autres que le SBI et le taux d’IgG minimal étaient comparables entre l’IgIV de Prometic et les médicaments commercialisés. Seulement 4,94 jours/patient/année ont été perdus du travail avec l’IgIV 10 % de Prometic, ce qui était significativement moins que le taux observé pour le produit commercial.

Études cliniques