Syndrome d’Alström – Qu’est-ce que c’est et les essais cliniques

Qu’est-ce que le syndrome d’Alström(SA)?

Le SA est un syndrome héréditaire autosomique récessif rare caractérisé par l’apparition, dès l’enfance ou l’adolescence, du diabète de type 2 avec une sévère résistance à l’insuline, une dyslipidémie, de l’hypertension et une fibrose sévère dans plusieurs organes, dont le foie, les reins et le cœur.

Le SA est aussi caractérisé par une perte de vision et d’audition progressive, une forme de maladie cardiaque élargissant et affaiblissant le muscle cardiaque (myocardiopathie dilatée) et par une petite taille. Le SA peut aussi causer des problèmes médicaux graves et potentiellement fatals impliquant le foie, les reins, la vessie et les poumons.

Certaines personnes atteintes du syndrome d’Alström souffrent d’une affection cutanée appelée « acanthosis nigricans, qui cause l’épaississement, la noirceur et l’aspect « velouté » de la peau dans les plis du corps. Les signes et les symptômes du syndrome d’Alström varient en gravité, et tous les individus affectés ne présentent pas toutes les caractéristiques de ce trouble.

Prometic a montré des résultats précoces d’efficacité avec un médicament candidat prometteur, le PBI-4050. Le PBI-4050 est un médicament expérimental en cours d’essai dans le cadre d’un essai clinique ouvert organisé au Royaume-Uni et dont la vente n’est pas approuvée.

Prévalence de La syndrome d’Alström Syndrome:

Le syndrome d’Alström affecte les hommes et les femmes en nombre égal. L’incidence exacte est inconnue. Les estimations se classent entre une à 10 000 personnes et une à 1 000 000 personnes dans la population générale. Environ 1200 personnes atteintes de ce syndrome ont été identifiées dans le monde entier.

Stade de développement et informations sur les essais cliniques:

L’essai en cours sur le SA est un essai clinique ouvert de phase 2 à un seul volet qui consiste en une évaluation comparative d’études indépendantes au cours desquelles les patients sont traités avec une dose de PBI-4050 (800 mg) par jour. Chaque patient est évalué par rapport à son propre niveau de référence et par rapport à son historique de progression de la maladie, lorsque l’information est disponible, compte tenu de la gravité de son état de santé. L’étude clinique a maintenant recruté 12 patients.

À ce jour, les patients ont reçu 52 semaines de traitement avec le PBI-4050. L’innocuité et la tolérabilité du PBI-4050 ont été confirmées au cours de cette période prolongée. Un bref résumé des résultats les plus significatifs est présenté ci-après.

Les résultats Fibroscan® chez les 10 patients ayant reçu au moins 36 semaines de traitement ont démontré une amélioration statistique significative de la mesure de dureté hépatique, passant d’une moyenne de départ de 10,2 kPa à une moyenne de 8,1 kPa à la dernière mesure, une diminution absolue de 2 kPa (p = 0,021 9, 95 % IC -3,52, -0,46). Fibroscan® est une méthode non invasive pour l’évaluation clinique de la fibrose hépatique avec un haut degré de précision et de reproductibilité, notamment chez les patients atteints de fibrose établie (≥ F2) ((Cassinotto 2016). Les mesures Fibroscan® pour tous les patients ont été effectuées par un seul opérateur expérimenté. Pour s’assurer de la fiabilité du test, un minimum de 10 lectures valides ont été prises pour chaque patient, avec un taux de réussite requis d’au moins 60 % et un écart interquartile de <= 30 % de la valeur médiane.

Les résultats d’IRM du foie ont également indiqué une réduction moyenne de -11 % du résultat ajusté pour le premier trimestre entre la mesure initiale et la dernière mesure disponible (p = 0,019 5, 95 % IC : -92,3, 9,8) ce qui démontre des améliorations à la fibrose hépatique.

En plus des preuves préliminaires d’efficacité observées au niveau de la fibrose hépatique tel que présentées ci-dessus, notre analyse des données provisoire d’IRM cardiaque indique une réduction de la fibrose cardiaque chez chaque patient après le début du traitement avec PBI-4050 (p<0,001).

Une réduction importante des principaux biomarqueurs urinaires de lésions rénales permanentes chez les 12 patients pour lesquels les résultats de la semaine 24 sont disponibles a également été observée. Finalement, des effets positifs sur d’autres paramètres du foie et des tissus adipeux ont également été observés et seront présentés lors de congrès scientifiques à venir.

La société a récemment publié le résumé de données issues de biopsies de foie et de graisse. Le tissu adipeux dysfonctionnel impliquant l’agrandissement des cellules de graisse est connu pour augmenter le risque cardiométabolique. Chez les patients du syndrome d’Alstrom, le tissu adipeux est caractérisé par l’augmentation importante et la coalescence d’adipocytes qui forment de la vacuolisation vésiculaire/stéatose géante. Après 24 semaines de traitement avec le PBI-4050, les adipocytes étaient plus distincts, plus petits et aucune coalescence n’était observée.

L’essai se déroule au centre spécialisé en soins des patients atteints du syndrome d’Alström du Queen Elizabeth Hospital de Birmingham, au Royaume-Uni. Ce centre a récemment publié des données selon lesquelles beaucoup de ces patients présentent une stéatose hépatique non alcoolique et une fibrose hépatique avancée à un âge précoce, confirmant des publications antérieures démontrant une très forte incidence de la SHNA dans la cirrhose du foie, avec mortalité associée au syndrome d’Alström.

Études cliniques